Comment créer un site web écologique
23. October 2024
J’ai toujours cru en l’importance de « montrer l’exemple ». Lorsqu’il a fallu créer le site web de mon blog, je voulais le rendre aussi écologique que possible. C’était l’occasion idéale d’essayer de nouveaux outils et frameworks qui intègrent la durabilité. Mon objectif ? Créer un site web qui obtient de bons résultats dans tous les tests d’impact environnemental et prouve qu’il est tout à fait possible de passer au vert en ligne.
En résumé : cet article explique comment créer un site web écologique en se concentrant sur les fonctionnalités essentielles, en choisissant un hébergement vert et en utilisant un framework efficace (Hugo). Des outils comme green-it Analysis et Ecograder aident à mesurer l’impact. Cela demande un effort supplémentaire, mais avec les bons choix, il est possible d’être écologique en ligne.
Définir les exigences
Comme pour tout projet, il est important de déterminer ce dont on a vraiment besoin et ce qui n’est qu’un « nice-to-have ». De nombreuses fonctionnalités typiques de sites web augmentent la consommation d’énergie. Ai-je vraiment besoin de commentaires ? Probablement pas — surtout pour un site plus petit où ils apportent peu de valeur. Dois-je éditer le site en ligne, ou puis-je le gérer localement ? Et qu’en est-il de l’édition par plusieurs utilisateurs ? Souvent, nous sautons directement aux solutions — par exemple « je veux utiliser WordPress » — sans vraiment réfléchir à si elles correspondent à nos besoins réels.
Voici les exigences (informelles) que j’ai définies :
- Le site doit me permettre de bloguer sur le Green IT et les technologies durables.
- Il doit être responsive et optimisé pour les appareils mobiles.
- Il doit obtenir les meilleurs scores possibles dans les outils de mesure environnementale. Les problèmes mineurs n’affectant pas significativement le score sont acceptables.
- J’ai besoin d’un bon choix de modèles, car le design n’est pas mon point fort.
- L’hébergement doit être écologique.
Voyons comment j’ai mis en œuvre ces exigences !
Choisir un hébergeur vert
La première étape était de trouver un hébergeur vert. Un point de départ rapide est le Green Web Check. Il permet de vérifier si le site d’un fournisseur est répertorié comme « vert », ce qui donne une indication de son engagement environnemental. Mais gardez à l’esprit que ce n’est qu’un indicateur. Tous les fournisseurs utilisant de l’énergie verte ne sont pas encore répertoriés, et je ne sais pas dans quelle mesure le processus de vérification va en profondeur.
Si vous avez un fournisseur en tête, il vaut la peine de faire des recherches plus approfondies — visitez son site web et vérifiez si les engagements de durabilité semblent solides. Par exemple, vous pouvez consulter le fournisseur que j’ai choisi pour voir à quoi ressemble un hébergement vert.
Choisir un framework web écologique
Le framework choisi peut faire une grande différence dans la consommation d’énergie d’un site web. Malheureusement, il n’existe pas encore beaucoup d’études comparant les frameworks, mais quelques exemples utiles existent. Par exemple, green-coding.io a réalisé une comparaison entre Hugo et WordPress. C’est un peu comme comparer des pommes et des oranges, car Hugo est un générateur de sites statiques et WordPress une plateforme dynamique multi-utilisateurs. Mais le message est clair : des exigences moins complexes peuvent conduire à des économies d’énergie significatives.
Choisir un générateur de sites statiques implique quelques compromis — comme l’absence d’édition facile par plusieurs utilisateurs et des options limitées pour les commentaires intégrés. Mais pour mes besoins, ces limitations n’étaient pas rédhibitoires. Cela dit, la configuration d’un site statique avec ces générateurs nécessite certaines connaissances informatiques, donc ce n’est pas forcément adapté aux débutants.
Parmi les nombreuses options disponibles, j’ai essayé Hugo et Jekyll, et j’ai finalement choisi Hugo, principalement parce que je suis plus à l’aise avec Go qu’avec Ruby. Ces outils n’abstraient pas complètement les langages de programmation sous-jacents, donc il peut être utile de connaître le langage.
Mesure
Après avoir choisi Hugo, j’ai essayé quelques modèles. Les sites web résultants ont été testés avec ces outils :
- green-it Analysis : un plugin pour Chrome
- Globemallow : un autre plugin
- Ecograder : un outil de test en ligne
Le choix du modèle n’a pas eu un grand impact sur les scores. Pour obtenir le meilleur score possible, j’ai choisi le thème Mainroad. Il offrait les fonctionnalités souhaitées et obtenait de bons résultats aux tests. De plus, il n’utilise pas Node.js, une dépendance que je préférais éviter.
Conclusion
Les étapes nécessaires pour créer un site web écologique — comme l’hébergement vert, un framework écoénergétique et des mesures — génèrent un effort supplémentaire et ont des niveaux de difficulté variables. Le choix de l’hébergeur est relativement simple, mais l’utilisation d’un framework plus léger peut compliquer les choses, et les résultats de mesure doivent être interprétés. Mon site est déjà très écoénergétique à bien des égards, et je prévois de continuer à l’optimiser.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre quels frameworks web contribuent le plus aux sites web écoénergétiques. Il est également important d’étudier comment WordPress, en tant que plateforme la plus utilisée, peut être optimisé pour une meilleure efficacité énergétique.